STAGE

L'art de l'apostrophe (roman, théâtre)

19oct.- 20oct.
PRIX
  • Prix : 280 €*
  • Paiement en 2 fois : 140 €
COURS
12h
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Samedi19 oct.11h00 - 14h00
  • Samedi19 oct.14h00 - 17h00
  • Dimanche20 oct.09h30 - 12h30
  • Dimanche20 oct.13h30 - 16h30
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Depuis quelques années je multiplie les allers et retours entre l’écriture de romans (L’homme qui brûle, Rivages) et de pièces de théâtre (Steve Jobs, Quartett), avec le sentiment qu’il y a beaucoup de porosités entre les deux genres. Un de ces points de passages : l’apostrophe. Évidente au théâtre, cette forme irrigue aussi de nombreux romans, tant cette forme reine et libre autorise tout.

La chute de Camus, La nuit juste avant les forêts de Koltès, ou plus près de nous, certaines nouvelles de Brefs entretiens avec des hommes hideux, de Wallace, reposent sur ce principe, avec des effets très différents : une sorte d’apostropheur parle à quelqu’un qui ne lui répond jamais.

L’apostropheur parle pour corrompre, pour fasciner, pour entraîner l’autre où il ne veut pas, pour le faire rire ou le décontenancer, pour retenir son attention, tout simplement.

Dans l’atelier, nous imaginerons des adresses comme des emprises, qui voudraient prendre le pouvoir sur autrui, qui peuvent y réussir…ou échouer lamentablement. À partir de points de départ très quotidiens, très simples (par exemple : « Je veux bien / Je ne veux pas te prêter de l’argent », « J’ai rêvé de toi cette nuit », « Je ne supporte pas quand tu dis ça »… etc.) on écrira dans l’atelier des flux de paroles adressées, manipulatrices, comiques, violemment ou tendrement adressées à autrui.

Chaque participant lira ensuite ses textes devant les autres, expérimentant l’efficacité d’une parole, les jeux possibles avec une oralité reconstruite. Dans un second temps, on tissera ensemble les différentes productions, pour travailler le montage collectivement.

Ce stage s'adresse aussi bien à des personnes souhaitant se lancer dans l'écriture, travailler la spontanéité de leur écriture, ou encore se perfectionner (puissance de l’oralité, travail sur le montage).

Référence possible : Brefs entretiens avec des hommes hideux, David Foster Wallace.

Ce cours est idéal pour vous si :

  • Vous aimez discuter et échanger librement, plus que les grands principes théoriques !
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu !
  • Vous vous lancez !

Méthodologie :

  • Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s'entrainer et découvrir !
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits.

7 participants minimum / 12 participants maximum

L’écrivain(e) :

Alban Lefranc

Alban Lefranc a réinventé les vies de Fassbinder (Fassbinder, la mort en fanfare ; Rivages, 2012 ; Rivages poche, 2019), Mohamed Ali (Le Ring invisible ; Verticales, 2013), Nico (Vous n’étiez pas là ; Verticales, 2009), Maurice Pialat (L’amour la gueule ouverte ; Helium/Actes Sud, 2015). Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues.

Son nouveau roman, L’Homme qui brûle, paraît en août 2019 chez Rivages.

Il écrit aussi pour la radio et le théâtre (Table Rase ; Steve Jobs, mise en scène par Robert Cantarella, avec Nicolas Maury, création en 2020). Table Rase et Steve Jobs sont publiés aux éditions Quartett.

Il a fondé en 2000 la revue littéraire plurilingue La mer gelée, éditée depuis 2015 par Le nouvel Attila. Il est aussi traducteur de l’allemand (notamment de Peter Weiss et de Fassbinder). Il a travaillé comme co-scénariste du film Je t’ai vue sourire, de Christoph Hochhäusler.

Il anime régulièrement des ateliers d’écriture – en 2018/2019, notamment dans les universités de Clermont Ferrand, Aix-Marseille, Caen, et à la Manufacture (Haute École des arts de la scène) de Lausanne.