STAGE

Écrire le corps

08juil.- 12juil.
PRIX
  • Prix : 350 €*
  • Paiement en 3 fois : 116 €
COURS
5 séances de 3h
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Lundi08 juil.09h30 - 12h30
  • Mardi09 juil.09h30 - 12h30
  • Mercredi10 juil.09h30 - 12h30
  • Jeudi11 juil.09h30 - 12h30
  • Vendredi12 juil.09h30 - 12h30
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Notre corps s’exprime, explicite ou sibyllin, à dessein ou sans qu’on l’en n’ait prié. Il a son langage, en deçà et au-delà des mots, dont la littérature excelle à se faire l’écho, à différents niveaux. D’abord parce qu’une des fonctions de la littérature est de montrer ce qui est caché, même sous la peau. Par la volonté assumée des auteurs ensuite, dont certain-e-s se sont faits les héraults de l’organique. D’une façon plus profonde et un peu magique enfin, qui tient à la nature même de la littérature : elle se déploie dans l’espace situé entre les mots écrits et les images mentales qui nous viennent en les lisant ; le sous-texte est au texte ce que le corps est à l’individu.

Au cours de cette session nous irons ausculter le corpus, en interrogeant : la relation sujet/objet avec Simone Weil et Michael Cunningham, le genre avec Woolf, notre animalité avec Edgar Poe, Colette et Laura Kasischke, la dissociation avec Marilyn Monroe, Sylvia Plath et Nelly Arcan, l’inconscient avec Zweig et Schnitzler, les états de conscience modifiés avec Jack Kerouac et Maupassant, le conte avec Clarissa Pinkola Estés… À leur suite nous tâcherons, nous aussi, de laisser nos personnages la bride sur le cou pour voir ce qu’ils ont dans le ventre.

De L’Encyclo des filles aux femmes s’emmerdent au lit il m’a fallu plusieurs livres, et quelques ateliers !, pour réaliser l’importance du corps dans mon travail – l’étude du féminin, là où il tiraille – et de ce que la littérature est pour les femmes un moyen, à mon avis inégalé, de libération. Aussi nous placerons-nous naturellement sous la houlette de Beauvoir, Duras, Nancy Huston, Siri Hustvedt, Virginie Despentes (…) dans cette quête. Loin des idéologies mais à l’heure des changements de cadres de pensée, le corps ne ment jamais, pour transposer le titre mythique d’Alice Miller. Je vous propose de lui donner voix.


8 participants minimum / 12 participants maximum

L’écrivain-enseignant :

Sonia Feertchak

Née en 1974, elle s’est consacrée à l’écriture à plein temps en 2002 suite à la publication de L’Encyclo des filles (Plon puis Gründ), un long-seller destiné aux adolescentes et illustré par Catel Muller, actualisé chaque année jusqu’à 2017 et traduit dans une dizaine de pays. Depuis elle interroge le féminin « là où ça tiraille ». Elle a ainsi publié un roman, Popote (Plon, 2004), un Manuel d’autodéfense féministe (Plon, 2007) et deux essais, Ma fille, conseils aux mères d’ados (Plon, 2010) et Les femmes s’emmerdent au lit. Le désir à l’épreuve du féminisme et de la pornographie (Albin Michel, 2015). Elle est également auteure de nouvelles pour la jeunesse et, en tant qu’éditrice, elle a créé, chez Plon, la collection des Encyclos.


À propos des Mots : « Assurément il se passe quelque chose aux Mots ; c’est tout bête mais je crois qu’on s’y sent vivant. »