5 ingrédients pour se lancer dans l'écriture

Pour se lancer dans l’écriture, il n’y a pas de recette miracle ! Mais il y a des ingrédients indispensables à tous les écrivains en herbes désirant s’engager dans la pratique régulière de l’écriture. Par où et par quoi commencer ? Comment débloquer l’écriture ? Comment avoir son style ?

Aujourd’hui, Les Mots vous dévoile cinq de ces ingrédients, tirés de l’expérience de nos auteurs comme Denis Michelis, Sonia Feertchak, Arnaud Delalande.

Ouvrez vos placards, préchauffez votre four et préparez vos ustensiles : que la préparation commence ! 


Déposez 500 g d’audace dans un saladier…

S’il y a bien une question susceptible d’effleurer votre esprit, c’est celle-ci : par où et par quoi commencer ? Voici la réponse de Denis Michelis :

« Tout simplement reprendre la trame d'un livre, série, film qu'on a adoré et l'adapter "à sa sauce" c'est-à-dire dans sa langue, son style. Et vous verrez rapidement que l'histoire prendra une tournure inattendue. Car écrire c'est aussi et avant tout la manière de tisser une intrigue et non l'intrigue en elle-même. »

Vous pourrez retrouver tous les conseils de Denis Michelis en suivant son atelier « Écriture  mode d’emploi, spécial Été » du 9 juillet au 27 août ! 


Ajoutez-y un zeste d’obstination…

Parfois les premières pages sont les plus évidentes… jusqu’à ce que surviennent les doutes et les incertitudes. Voici le conseil de Sonia Feertchack pour les surmonter : 

« S’interdire de penser qu’on n’est pas capable. Se dire au contraire que les choses ne sont pas figées, qu’un texte est toujours perfectible. C’est l’intérêt d’une approche technique. Plutôt que de douter de façon stérile, s’astreindre à se relire au prisme de certains outils (cadre, ordre du récit/ordre de la fiction, concordance des temps, point de vue…) et considérer son texte comme un Meccano : on peut changer les pièces (passages, phrases ou mots) quand elles ne conviennent pas, les intervertir, les développer, les supprimer... Rien n’est figé. Tant que ça ne va pas, y retourner, travailler. Et garder confiance."

Retrouvez l’atelier « Écrire une nouvelle » avec Sonia Feertchack, du 29 juin au 7 septembre ! 

Laissez reposer la préparation…

L’ingrédient nécessaire pour oser se lancer selon Arnaud Delalande ? La bienveillance envers soi et son travail ! 

« Souvenez-vous que la page blanche n’existe pas. Il m’est arrivé moi-même d’être en panne ou d’être bloqué ; mais dans ces cas-là, on a toujours des solutions. Donc ne vous arrêtez pas aux blocages momentanés. Il faut apprendre à connaître son rythme de travail : parfois certains sont du matin, d’autres de l’après-midi, du soir, de la nuit… Écrivez dans les conditions qui vous semblent bonnes pour vous. […]. En tout cas, soyez bienveillant avec vous-même et avec ce travail d’écriture que vous engagez. » 

Retrouvez les conseils d’Arnaud Delalande dans son cours en ligne « Apprendre à raconter une  histoire en 12 leçons vidéo » et son atelier « L’art et les techniques de la narration » du 21 au 23 juin. 


Mélangez avec un soupçon d’expériences d’écrivains…

Pour sortir de l’embarras, rien n’est plus efficace que d’écouter les mots des grands auteurs. Voici les deux conseils de lecture d’Elsa Flageul, pour débloquer son écriture : 

L’urgence et la patience de Jean Philippe Toussaint : il s’agit d’un très court texte, qui porte sur l’écriture, son ambivalence, entre l’urgence d’écrire et la patience requise par cette pratique. En effet, la plupart du temps, écrire n’aboutit pas à un résultat immédiat, même si on le souhaite ardemment !

L’écriture comme un couteau, d’Annie Ernaux : il s’agit d’une série d’entretiens entre Annie Ernaux et Frédérique-Yves Jeannet. Pour Elsa Flageul, ce livre évoque un thème primordial : celui du style et de sa simplicité. En effet, on a souvent tendance à penser « qu’il faut avoir un style bien à soi » pour écrire ; or Annie Ernaux s’adonne à une écriture de la spontanéité, « comme cela vient ».


Terminez avec une cuillère à soupe de mystère… 

Il est fréquent de peiner à commencer son récit. Mais comment faire lorsque l’on ne parvient pas à trouver de fin satisfaisante ? John Truby nous répond dans L’anatomie du scénario : miser sur les fins ouvertes et l’ambivalence ! 

« Pour créer une histoire sans fin, le plus simple est de passer par l’intrigue en terminant l’histoire sur un rebondissement. Cette technique consiste à créer un équilibre apparent que l’on détruit immédiatement à l’aide d’une dernière surprise. Ce retournement amène le public à repenser l’ensemble des personnages et des actions qui l’ont mené à ce point. » 


C’est prêt ! Finalement, toutes les qualités pour se lancer dans l’écriture, c’est en vous que vous les trouverez ; et c’est au 4 rue Dante que vous pourrez les faire fructifier sous les conseils de nos écrivains reconnus !

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