Écrire un dialogue entre deux personnages de fiction
Consigne : Respecter le niveau de langage du personnage est un des pièges les plus classiques à l’écriture d’un dialogue. Une fille de 4 ans ne parle pas comme un homme de 80 ans ! Après avoir tiré au sort des noms de personnages de fiction, l’exercice était de construire un dialogue entre ces deux individus connus et donc plus facilement identifiables.



Dialogue d'Hicham entre Fernand Naudin (Lino Ventura, Les tontons flingueurs) et Voldemort (Saga Harry Potter)


SEQ1 : INT/NUIT CAVE

Dans une cave d’un immeuble parisien, Fernand est assis seul à une table, une deuxième chaise lui fait face, vide pour le moment. L’ampoule collée au plafond se met à grésiller. La porte s’ouvre, Voldemort, les yeux bandés et le visage tuméfié, fait irruption dans la salle, violemment poussé par une main qui s’empresse de refermer la porte.

FERNAND : Fais pas ton timide, enlève le bandeau t’es arrivé à bon port, par contre je garantis pas le ciel bleu et les cocotiers.

Voldemort retire le bandeau et révèle un œil au beurre noir et autres stigmates d’un récent passage à tabac. Il s’assoit lentement sur la chaise, fatigué et paniqué.

FERNAND : Et ben… c’est la première fois que je dis ça à un mec aussi amoché mais tu me fous moins les jetons qu’avant.

VOLDEMORT : Vous ne savez pas à quelle puissance vous vous attaquez misérable moldu !

FERNAND: Pour toi c’est MONSIEUR Moldu ! Et la puissance, elle va te revenir dans la tronche si tu l’ouvres encore alors ferme la j’ai à te causer…

Voldemort fixe Fernand sans rien dire.

FERNAND : Très bien, t’es nouveau dans le quartier alors je vais t’apprendre la base. Ici, on s’attaque pas aux gosses, question de principe. Alors tu rappelles ta clique et vous dégagez fissa ! Fin de la discussion.

VOLDEMORT : Mes mange morts viendront goûter vos âmes, plus jamais vous ne trouverez le repos !

FERNAND : Tu as peut-être des mecs qui mangent les morts mais moi, je connais ceux qui les fabriquent. Alors un conseil la grenouille, te fais pas plus gros que le bœuf parce qu’on sait tous comment ça fini.

VOLDEMORT : Je vais vous laisser une dernière chance, livrez-moi Potter et nous en resterons là !

FERNAND : À ce rythme, c’est toi qui vas rester là ! C’est plus Voldemort qu’on va t’appeler mais mort tout court. Le gamin reste avec moi, j’ai fait une promesse au barbu sur son lit de mort alors c’est non négociable.

Voldemort serre les dents et palpe sa tunique comme s’il y cherchait quelque chose.

VOLDEMORT : Je vous ai prévenu moldu, vous allez trembler devant ma fureur !

Fernand sort une baguette en bois de sa poche et la brandit devant Voldemort.

FERNAND : L’endroit s’y prête mais faut pas me prendre pour un cave. C’est ça que tu cherches ?

VOLDEMORT : Rendez-la moi ! Vous l’avez souillé de votre sang impur !

FERNAND: Je vais te la rendre ta branche d’arbre, mais avant ça, je vais te montrer la mienne, je préfère la finition métal tu vois…

Fernand sort son revolver muni d’un silencieux, il se lève et tire deux balles dans la poitrine de Voldemort qui s’effondre.

FERNAND : Ben tu vois, toi non plus tu ne pourras plus prononcer ton nom…



Dialogue de Giulia entre Bree Van De Kamp (Desperate Housewives) et Jon Snow (Game of Thrones)


EXT/JOUR: MAISON DE BREE VAN DE KAMP, WISTERIA LANE

Jon Snow frappe à la porte de Bree Van de Kamp. Bree lui ouvre.

 JON SNOW

L'hiver vient.

BREE VAN DE KAMP

Mais enfin qu'est ce que vous racontez Monsieur ? Et qu’est-ce que c'est que toutes ces plumes ? Nous sommes en plein mois de Juillet. Le temps est absolument divin.

JON SNOW

Il n'y a pas besoin que des milliers d'hommes meurent. Juste l'un de nous.

BREE VAN DE KAMP

Monsieur, vous avez consommé des produits illicites ? Je vous sens quelque peu confus. Je le dis tout le temps à ma fille, elle ne me croit pas, le cannabis est beaucoup plus dangereux que l'on ne pense... Je regardais un documentaire l’autre soir sur l'impact sur les cerveaux de nos enfants. C’est affligeant. (Temps) Je suis en train de concocter une délicieuse tarte aux noix de pécan et au miel. Entrez donc vous réchauffer, vous avez vraiment une petite mine.

BREE VAN DE KAMP

Je ne vous ai jamais vu à Fairview, vous êtes du coin?

JON SNOW

Du Nord-Ouest de Westeros.

BREE VAN DE KAMP

Westeros ? Ah je ne connais pas du tout. Ça doit être vraiment complètement de l’autre côté.

JON SNOW

De l’autre côté du mur oui.

BREE VAN DE KAMP

Oui exactement je le dis tout le temps a Rex, c’est comme si il y avait un vraiment mur entre nous. L’est et l’ouest c’est deux cultures à part entière. J’ai des copines à New York et parfois j’ai l’impression qu’elles ne vivent pas du tout sur la même planète. La saison a été apparement horrible cette année ! Elles m’appelaient en panique…

JON SNOW

Oui. L’été a duré 9 ans dans le royaume et les maîtres à la Citadelle craignent que l’hiver soit d’autant plus difficile.

BREE VAN DE KAMPF

Vous êtes plein de fantaisie ! Je dois absolument vous présenter à Susan! Vous ne voulez pas enlever ce tapis Ikea que vous portez en guise de cape? C’est charmant, très fashion week, mais vous être en train de me mettre des peluches partout sur mon nouveau canapé.

JON SNOW

Non je dois y aller. Je cherche à me rendre à Essos, j’étais bloqué à cause de la tempête de cette nuit.

BREE VAN DE KAMPF

La tempête? Mon dieu. Je n’ai rien entendu avec mes somnifères. Mais vous êtes sûr que je ne peux pas faire quelque chose pour vous? Un petit Doliprane? Un Xanax? Ça me remet toujours les idées en place après quelques verres en trop…

JON SNOW

Non je voulais juste me soulager un peu…

BREE VAN DE KAMPF

Oui c’est important de parler quand on ne va pas bien… (Un temps) Ah. Qu’est ce que je suis cruche. Au fond du couloir.