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Écrire un incipit

Consigne : écrire un incipit à la troisième personne du singulier avec jeune homme/ meurtre/ Ajaccio/ hiver.

             

Il pleut parfois sur Ajaccio. Surtout les fins d'hiver, quand la ville enfin débarrassée des tracas de l'été fait peau neuve. Après de longs mois de torpeur, ses habitants redeviennent maîtres de leurs destins. Un beau jeune homme, l'enfant du pays auquel tout le monde promettait un brillant avenir, vient de sceller le sien. Pour son premier meurtre, il a respecté scrupuleusement le pacte sacré de la cité en glissant dans le ventre de sa victime, d'un coup sec mais ferme, le long couteau muet puis en traînant le corps anéanti, loin des plages et ruelles du centre-ville. Silence et beauté : tout est préservé.


Consigne 2 : écrire un incipit à la première personne du singulier avec femme/vue sur paris/pas envie d'aller travailler


La magnifique vue sur Paris dont jouit mon appartement a de quoi paralyser. Je me sens prise de vertige devant cette fourmilière géante, aspirée, broyée et rêve chaque nuit de la pulvériser d'un violent coup de pied, de raser tous ces immeubles à commencer par le mien. Comme chaque matin depuis des mois, je n'ai pas envie d'aller travailler. Je veux tout recommencer. Oublier que je suis une femme, devenir une espèce de Peter Pan asexué ne sachant pas forcément voler mais tout de même capable de découvrir des espaces imaginaires que je n'ai pas encore rêvés. Et j'oublierais...les steacks trop cuits et tous contaminés, les robinets qui gouttent avec obstination, les amis qui trahissent parfois ou souvent, les projets oubliés par manque de temps, la valse folle des technologies qui nous engloutit.


Consigne 3 : écrire un incipit (choix de la personne) avec attente café/ rendez-vous/ Tinder.


J'ai imaginé un nouveau type de rendez-vous manqué. J'ai bien sûr opté pour Tinder même si l'ultime but de cette rencontre n'est pas tout à fait celui auquel s'est préparé l'homme qui devrait arriver d'une minute à l'autre. En l'attendant dans le café, je souris en pensant au piège peut être un peu mesquin mais sans méchanceté que je viens de lui tendre. Après nous être reniflés, avoir ri puis discuté, enfin une fois qu'il sera bien harponné, je lui dirai que je ne veux pas coucher, que je veux juste discuter, un peu flirter, me divertir quoi sans rien espérer. Que je ne veux rien, juste oublier.