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L’essai autofictionnel, un genre qui fait florès (en ligne)

Du 05 juin 2024 - 05 juin 2024

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Quand la littérature devient gender fluid

Il se passe quelque chose de fou, en ce moment, dans le monde littéraire : les frontières entre les genres deviennent poreuses. On ne sait plus si les textes qui nous sont donnés à lire doivent être qualifiés de roman, de récit ou d’essai ; quelle est la part d’autofiction versus la part de fiction qu’ils recèlent ; s’ils sont fondés sur des histoires vraies ou s’ils relèvent pleinement de l’imaginaire – est-ce possible ? Le fait est : en tant que lecteurs nous sommes brinquebalés – généralement on ne s’en plaint pas – tandis que, sur les étals des libraires, fleurissent des textes gender fluid. 


Dans cette masse des genres enchevêtrés, un petit nouveau émerge qui fait fureur : l’essai autofictionnel.


Entre récit et thèse, réflexion et immersion, il s’agit d’un texte qui se lit aisément, structuré autour d’une ou plusieurs histoires (début-milieu-fin) et qui, en même temps, élabore un propos (constat-positionnement-hypothèse-arguments-progression-conclusion). Moins égocentré que l’autofiction mais également incarné, plus ouvertement engagé que le roman et relevant toujours de l’histoire vraie, l’essai autofictionnel colle au réel. L’auteur utilise des moments de sa vie comme un matériau, il tire sa réflexion d’expériences vécues, bonnes ou mauvaises, qu’il met plus ou moins en scènes au sens littéral : il en tire des scènes qui étayent sa théorie. King Kong Théorie justement (Virginie Despentes), Les origines (Gérard Bronner), Un bon fils (Pascal Bruckner) ou même Triste Tigre (Neige Sinno) peuvent être qualifiés d’essais autofictionnels – ou autobiographiques, selon que les expériences vécues et racontées ont été plus ou moins romancées. Quant à moi, j’ai utilisé ma vie sexuelle comme un matériau, rendu le plus abstrait possible, dans Les femmes s’emmerdent au lit ; fondé ma théorie sur Agatha Christie et la famille à la lumière de mon enfance et, tout récemment, j’ai nourri une étude de la haie comme objet de pensée de mes balades naturalistes. 


Pourquoi une masterclasse sur le sujet ? Même si vous ne lisez jamais d’essai et que vous ne jurez que par l’écriture de l’imaginaire, même si au bout du compte ce genre n’est pas pour vous, réfléchir et vous atteler à l’exercice de l’essai autofictionnel vous fera à tous les coups progresser dans votre pratique de l’écriture tout court. Son élaboration condense tous les exercices et consignes qui peuvent être proposés en atelier. Vous ne perdrez pas votre temps à réfléchir à votre sujet au prisme de ce type d’essai. À titre préparatoire de leurs chefs-d’œuvre (saurez-vous les reconnaître ;-) ?), Jack London aurait pu signer Les origines, texte du sociologue sus-cité, Tolstoï écrire sur l’adultère, lui qui en connaissait un rayon, Anouilh sur l’exercice du pouvoir et la vérité. 


Au cours de cette masterclasse, j’aborderai le positionnement, la distance au texte, l’intention, le choix du matériau... Que voulez-vous dire avec votre texte ? Que souhaitez-vous taire ?... Répondre à cette dernière question, quasi-magique, revient à charger votre texte d’un sous-texte, notion primordiale que je définirai. C’est une vertu de l’essai autofictionnel que de pouvoir en être doté. À cet endroit, il rejoint pleinement la littérature. 


En bâtissant votre propos selon les règles de l’essai, vous aurez tous les outils en main, et à l’esprit, pour choisir ou inventer le genre de texte qui vous convient.

Sonia Feertchak

Par Sonia Feertchak

Autrice

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Mercredi 05 juin 2024

19h30 - 21h00

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