ATELIER

Le monde est un polar

31jan.- 04avr.
PRIX
  • Forfait 10 séances : 300 € *
  • Paiement en 3 fois : 100 €
COURS
10 séances de 2h
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Mardi31 jan.12h00 - 14h00
  • Mardi14 fév.12h00 - 14h00
  • Mercredi15 fév.20h00 - 22h00
  • Mardi21 fév.12h00 - 14h00
  • Mardi28 fév.12h00 - 14h00
  • Mardi07 mar.12h00 - 14h00
  • Mardi14 mar.12h00 - 14h00
  • Mardi21 mar.12h00 - 14h00
  • Mardi28 mar.13h00 - 15h00
  • Mardi04 avr.13h00 - 15h00
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Dans un roman policier, on révèle ce qui est caché. Et parfois, ce que l’on croit caché, est sous les yeux de tous, comme dans « La lettre volée » d’Edgar Allan Poe. Souvent, cette vérité, soi-disant cachée mais en réalité connue de chacun, est la violence des rapports sociaux. C’est vrai chez Conan Doyle ou Agatha Christie, ça l’est encore plus chez Dashiell Hammett, Jean-Patrick Manchette ou Dominique Manotti. Dans cet atelier, nous apprendrons ensemble à voir le monde comme le roman policier ininterrompu qu’il est, et ce, depuis les origines de l’humanité. Qu’il s’agisse de Zeus, de Kali, de Caïn et Abel, les mythes fondateurs ne parlent que de meurtre, d’inceste, d’adultère, de mensonge. Ce sont ces activités spécifiquement humaines qui vont ici nous occuper. Nous plongerons, comme dans le poème de Schiller, dans des profondeurs réfractaires à la lumière rose, mais nous le ferons en bonne compagnie. Euripide, Shakespeare, Lautréamont, Balzac, Ellroy, Tosches…, nous accompagneront dans une quête méthodique de récits à même de dire notre temps. Il s’agira de raconter la ville, sa beauté comme sa cruauté et ses vilains petits secrets, en créant des histoires d’aujourd’hui. Pour cela, nous nous inspirerons de ce qui constitue la trame de l’époque, et notamment du virtuel sous toutes ses formes. Des jeux vidéos au darknet en passant par youtube et l’ensemble des réseaux sociaux. D’un statut facebook, on peut faire une histoire. Derrière une story sur snapchat se cache le plus terrible des assassinats. La culture hip-hop aussi sera une grande source d’inspiration. Comment écrire la ville contemporaine sans avoir recours au rap, aux grafs ou aux danses de rue ? Si l’on sait écouter, deux lignes de Booba ou de PNL contiennent la matrice d’un polar hardcore et mélancolique. Au cours de la première saison, nous commencerons par la construction de personnages et de l’écriture de courtes histoires « character driven » avant de passer à la rédaction d’une nouvelle. Dans le prolongement de ce travail, la deuxième saison permettra pour ceux qui le souhaitent de poser les bases d’un polar urbain en travaillant autant sur les personnages que sur l’arche narrative.

"Qu'il se réjouisse / Celui qui respire en haut dans la lumière rose ! / Car en dessous, c'est l'épouvante. / Et l'homme ne doit pas tenter les dieux / Ni jamais, au grand jamais, désirer voir / Ce qu'ils daignent couvrir de nuit et de terreur." (« Le Plongeur », Friedrich Schiller)

"Que dire à part que ça pue dans la street à part que j'ai toujours la haine ? / Que dire à part que j'fuck ta bitch à part que j'ai mal quand le passé s'ramène ? / Que dire à part qu'j'en veux au monde aux keufs et à leur pute de mère ?" ("Je t'haine", PNL)

L’écrivain-enseignant :

Karim Miské

Né en 1964, Karim Miské a publié en 2012 le roman Arab Jazz (éditions Viviane Hamy, grand prix de littérature policière 2012, prix du polar des lecteurs de Point 2015) suivi par un essai, N’appartenir (Viviane Hamy, 2015) et un roman graphique avec Antoine Silvestri, S’appartenir (Viviane Hamy, 2016). Il a réalisé de nombreux documentaires, dont la série Juifs et Musulmans (pour Arte, 2013).