ATELIER

Explorer le roman, noir ou pas !

27sept.- 13déc.
PRIX
  • Forfait 9 séances : 380 € *
  • Paiement en 3 fois : 126 €
COURS
9 séances de 3h
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Jeudi27 sept.12h00 - 14h00
  • Jeudi04 oct.12h00 - 14h00
  • Jeudi11 oct.12h00 - 14h00
  • Jeudi18 oct.12h00 - 14h00
  • Jeudi15 nov.12h00 - 14h30
  • Jeudi22 nov.12h00 - 14h30
  • Jeudi29 nov.12h00 - 14h30
  • Jeudi06 déc.12h00 - 14h30
  • Jeudi13 déc.12h00 - 14h00
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Pendant quatre ans, j’ai dirigé un stage annuel à l’École de Journalisme de Lille qui proposait à des journalistes en place de s’initier à l’écriture du roman noir “à l’américaine“ en utilisant l’écriture journalistique dans ce qu’elle a de meilleur et de plus efficace : brièveté, précision, choix d’un angle, etc. Au bout de ces quatre ans, deux de ces stagiaires m’avaient écrit chacun un roman que j’ai pu publier dans la Série Noire. J’ai ensuite, et pendant quatre ans de suite, donné un cours d’écriture à Science Po en première et deuxième année intitulé “Raconter le monde“. C’était, bien sûr, un atelier d’écriture où j’ai enseigné à la fois l’art de l’écriture et l’art du roman. À la fin de l’année, chaque étudiant devait me remettre une nouvelle de 30 000 signes. À chaque session, j’ai été surpris par l’incroyable qualité de certains textes. En recherchant de nouvelles méthodes d’enseignement, j’ai fini par me souvenir de mon amour pour le peintre Edward Hopper et par constater que chacune de ses toiles se lisait comme un mouvement vers quelque part ou comme l’aboutissement d’un mouvement antérieur. On m’objectera que c’est le cas de toute peinture mettant en scène des personnages, mais il y a chez Hopper une volonté de prendre un mouvement, une attitude, au vol, et de nous obliger à réfléchir sur la suite, comme si l’image n’était qu’une incitation à nous projeter dans la fiction. En choisissant trois ou quatre toiles, on peut même faire raconter toute l’histoire d’un personnage (on commence avec l’ouvreuse, puis la femme nue à sa fenêtre, ensuite Nighthawk et on termine avec une femme seule dans un compartiment de chemin de fer). Et ça marche, et j’ai souvent pu constater combien Hopper stimule l’imagination des stagiaires et permet à l’enseignant de parler du roman dans toute sa complexité : art de l’ellipse et du dialogue, par exemple.


8 participants minimum / 15 participants maximum

L’écrivain-enseignant :

Patrick Raynal

Né à Paris le 1 juillet 1946. Études pour le moins chaotiques dans le Sud-Ouest et le Sud-Est de la France. De 1967 à 1972, milite successivement au PCF, à l'UJCML et à la Gauche Prolétarienne. Obtient une maîtrise de lettres en 1970, se fait virer de la fac de Nice après une condamnation à six mois de prison avec sursis, se marie et fait son service militaire dans les Chasseurs Alpins. Petits boulots et grandes galères, vit deux ans en Bretagne puis redescend sur la Côte d'Azur où il est agent général en assurances à La Colle sur loup. Écrit des romans noirs à partir de 1980. Chroniqueur littéraire, a collaboré à Nice Matin puis au Monde des Livres pendant plusieurs années. Vit à Paris, marié, trois enfants. Directeur de la Série Noire chez Gallimard depuis 1991, a créé la collection "La Noire". Quitte Gallimard en 2004 et rentre aux Editions Fayard où il dirige la collection Fayard-Noir.

Pour le compte de l’ESJ de Lille : animation en 1996, 1997, 1998, 1999 et 2000 de l’atelier d’écriture HAUTE GAMME. Diverses interventions (ateliers d’écriture) à PRISMA PRESSE. Une semaine d’audit d’écriture auprès de tous les journalistes de l’Humanité. Cours d’écriture pendant quatre ans à Science Po Paris.