ATELIER

Écrire à partir de ses souvenirs

10nov.- 15déc.
PRIX
  • Forfait 6 séances : 240 € *
  • Paiement en 2 fois : 120 €
COURS
6 séances de 2h
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Vendredi12h00 - 14h00
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Atelier court de 6 séances

De 2004 à 2007, j’ai assisté à un atelier d’écriture comme participante. J’en ai tiré quatre principes qui m’accompagnent aujourd’hui :

  • - Il est possible d’écrire alors qu’on a très peu de temps devant soi, même 10 minutes.
  • - Un texte est rarement bon du premier coup mais cela a peu d’importance car il y a le travail de réécriture.
  • L’écriture est la plus grande entreprise de recyclage : souvenirs, notes, lectures. Rien ne se perd, rien ne se jette.
  • L’écriture comme un sport se pratique avec rigueur et assiduité.

« Vérifier un souvenir m’a toujours paru l’amoindrir. Ce que retient la mémoire m’apporte d’avantage que la précision des éléments concrets. Pour se perpétuer en leur grâce, les souvenirs doivent rester tremblants. » Jean-Michel Delacomptée, "Écrire pour quelqu’un".

Enfant, avant de savoir écrire, je passais beaucoup de temps dans ma chambre, assise à mon bureau, à tracer des boucles au feutre noir sur des feuilles A4 blanches. « J’écris », je disais à mes parents.

Avant de raconter une histoire ou d’exprimer une idée, avant de décrire une image, il y a eu l’acte physique : écrire. Avec un stylo à encre, au critérium, sur une feuille blanche ou dans un carnet.

Très tôt, j’ai commencé à tenir un journal. Je prends des notes, brèves ou détaillées, parfois dans le désordre. Il peut s’agir d’un événement survenu dans la journée ou il y a dix ans, d’une sensation ou d’un cas de conscience, d’une réminiscence.

Tout le monde écrit. C’est le mode d’expression le plus économique, celui qui nécessite le moins de matériel. Pas de toiles, pas de pinceaux, pas d’instrument. Un stylo et une simple feuille blanche suffisent.

Tout le monde a des souvenirs, mais deux personnes qui ont partagé une même expérience ne nous raconteront pas la même histoire. Le travail de sélection et de reconstitution de notre mémoire, nos mythologies personnelles et nos croyances, voilà le début de la fiction.

J’ai élaboré les 6 sessions de cet atelier à partir de mon expérience, comme le prolongement de la manière dont j’aborde un texte, seule, à ma table de travail. Les souvenirs restent tremblants mais quel que soit le support - à l’encre sur le papier, ou sur un écran d’ordinateur - les lettres se dessinent, les mots s’ordonnent et forment des phrases. L’écriture devient une trace solide et concrète de notre mémoire intime.

6 séances de 2h

8 participants minimum / 15 participants maximum


L’écrivain-enseignant :

Diane Brasseur

Diane Brasseur est née en 1980, elle a grandi à Strasbourg.

Après des études de cinéma, elle devient scripte et tourne, entre autres, avec Olivier Marchal, Abd Al Malik, Nicolas Bedos et Valérie Lemercier.

Elle habite à Paris.

Les Fidélités, (Allary éditions 2014) son premier roman a été traduit en neuf langues.

Son dernier roman paru est Je ne veux pas d’une passion, (Allary éditions 2015).