ATELIER

Écofiction : écrire l’époque et la nature

11fév.- 15avr.
PRIX
  • Forfait 8 séances : 425 €
  • Paiement en 3 fois : 142 €
COURS
Cet atelier peut-être suivi chez Les Mots (4 rue Dante à Paris) et/ou en visioconférence.
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Vendredi11 fév.12h00 - 14h00
  • Vendredi18 fév.12h00 - 14h00
  • Vendredi11 mar.12h00 - 14h00
  • Vendredi18 mar.12h00 - 14h00
  • Vendredi25 mar.12h00 - 14h00
  • Vendredi01 avr.12h00 - 14h00
  • Vendredi08 avr.12h00 - 14h00
  • Vendredi15 avr.12h00 - 14h00

PRÉSENTATION




J’ai appris que mes livres s’inscrivaient dans « l’écofiction » à la faveur d’un article de presse. Je traite du rapport de l’être humain à la nature, de la destruction du vivant, des dérives du système économique qui gouverne nos vies dans tous mes livres, parce que ces sujets sont essentiels et que je ne sais pas les évacuer de mon travail d’autrice, mais j’ignorais que cela portait un nom. L’écofiction n’est pourtant pas un courant récent. Le terme désigne un genre qui vise, à travers la fiction, à sonder et requalifier le rapport de l’humanité à la nature, à explorer ses élans destructeurs, à alerter sur les menaces qui en découlent. Il est apparu aux États-Unis dans les années 70 mais il prend une nouvelle dimension à mesure que la catastrophe écologique nous pousse plus près de l’abîme. Dans l’exploration du genre de l’écofiction, cet atelier est une invitation à libérer votre plume, à affirmer votre style en travaillant sur l’exploration sensorielle et instinctive du vivant, en faisant de la nature un personnage à part entière et pas seulement un décor. Et c’est plus largement la marche du monde qu’il s’agit d’écrire, à travers de nouveaux imaginaires qui soulignent l’absurdité de l’époque pour mieux la repenser.

Je vous propose, en nous appuyant sur quelques textes du genre par des auteurs commes John Muir (Un été dans la Sierra), Vincent Message (Défaite des maîtres et possesseurs), Jean Hegland (Dans la forêt), Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie), Barjavel (Ravage) ou encore Sophie Drivy (Trois fois la fin du monde), et sur des exercices favorisant les envolées lyriques autant que la critique acerbe de vous livrer au principal enjeu de l’écofiction : remettre l’être humain à sa place, au sein d’un tout qui le dépasse.


Ce stage peut être suivi à l'école Les Mots (4 rue Dante à Paris) et/ou en visioconférence

Concrètement, chacune de nos salles d'atelier à l'école est dotée d'un système de visioconférence vous permettant de suivre, au choix, l'atelier dans notre école ou depuis le lieu qui vous convient le mieux (au bureau, chez vous, sur votre terrasse en vacances, ...). Nul besoin de décider de cela à l'avance, vous êtes libre de varier d'une séance à l'autre, selon votre agenda et vos envies... ou votre état de santé.

L'auteur(e) sera de son côté présent(e) à l'école, à moins d'un déplacement pour des raisons de promotion ou pour une question de santé.


Ce cours est idéal pour vous si :

  • - Vous vous lancez dans l'écriture et recherchez un cadre rassurant.
  • - Vous cherchez une approche structurante avec des notions théoriques qui vont vous apporter un cadre.


Méthodologie :

  • - Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s'entraîner et découvrir, et vous invite, en parallèle, à construire une histoire ou une production littéraire courte sur plusieurs séances (nouvelle, fiction courte, etc.).
  • - Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits.


7 participants minimum* / 12 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.  

L’écrivain(e) :

Jennifer Murzeau

Jennifer Murzeau est née en 1984. Elle suit des études de Lettres à la Sorbonne pendant cinq ans puis démarre sa vie professionnelle en tant que journaliste. Elle travaille pour France 2, France Culture, puis en presse écrite, collaborant aux rubriques culture et société de divers titres nationaux. Elle publie son premier roman Les Grimaces (Léo Scheer) en 2012. Suivent Il bouge encore (Robert Laffont) en 2014 et La Désobéissante (Robert-Laffont) en 2017. Dans chacun de ces livres, elle explore les notions d’aliénation et de liberté. En 2019 paraît La vie dans les bois (Allary), le récit de huit jours passés dans la nature, sans eau ni nourriture. Elle y livre une réflexion sur la déconnexion mortifère de l’humain et de la nature, étayée par celles de spécialistes issus de champs disciplinaires variés. Dans Le cœur et le chaos (Julliard, mars 2021), elle poursuit sa mise en scène des dérives de l’époque, célèbre l’amour et réaffirme sa foi dans une humanité capable de changement. Elle publie en août 2021 son premier roman jeunesse en collaboration avec Gilles Marchand, Le second souffle, aux éditions Rageot. Elle écrit également des scénarios depuis 2019.

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