STAGE

À l'école ou en visio : Écrire, de Booba à Balzac

20juil.- 20juil.
PRIX
  • Prix : 150 €
COURS
Cet atelier peut-être suivi chez Les Mots (4 rue Dante à Paris) et/ou en visioconférence
Participants max : 10
PROGRAMME
  • Mardi20 juil.09h30 - 12h30
  • Mardi20 juil.13h30 - 16h30

PRÉSENTATION

Cet été, nous proposons une série d’ateliers d’une journée, pour explorer sans contrainte des thèmes variés. Et pour oser sans compter, pour 3 journées folles achetées, la 4e vous est offerte ! Découvrez le programme bariolé de nos journées folles.


Écrire, bien souvent, est un acte de vie, parfois même de survie. L'écriture nous sauve ou nous maintient en vie. Dans tous les cas, qu'il s'agisse de grande littérature ou de rap, l'expérience est toujours la même : il s'agit d'écrire ce qui nous habite, nous inquiète, nous secoue, ce qui nous construit, ou nous répare. Ensemble, dans cet atelier, nous explorerons nos colères, interrogerons nos conceptions de la vie et de la littérature en abordant des sujets variés – sujets de société, sujet d’émotion dans ses formes les plus simples. Chacun à sa façon travaillera la mise en mots, avec son propre rythme, ses silences, ses secousses. Nous nous inspirerons de textes variés, grandes littérature, mais aussi des textes de rap, cet art urbain entré sans crier gare sur la scène publique, un peu par effraction, voici plus de 30 ans, cet art-venu-d-en-bas-mais-bel-et-bien-là, et dont la puissance poétique n’aurait déplu ni à Rimbaud, ni à Ponge, tant la "rage de l'expression" et "le dérèglement de tous les sens" y sont à l'honneur. S’amuser ensemble et revêtir Booba des habits de Balzac : un défi à la hauteur de la recherche littéraire !


Ce stage peut être suivi à l'école Les Mots (4 rue Dante à Paris) et/ou en visioconférence

Concrètement, chacune de nos salles d'atelier à l'école est dotée d'un système de visioconférence vous permettant de suivre, au choix, l'atelier dans notre école ou depuis le lieu qui vous convient le mieux (au bureau, chez vous, sur votre terrasse en vacances, ...). Nul besoin de décider de cela à l'avance, vous êtes libre de varier d'une séance à l'autre, selon votre agenda et vos envies... ou votre état de santé.

L'auteur(e) sera de son côté présent(e) à l'école, à moins d'un déplacement pour des raisons de promotion ou pour une question de santé.


Méthodologie

Le premier temps de cet atelier, purement théorique, sera consacré à la fabrique de la métaphore. A ce titre, sur la base d'une centaine d'images liées aux idées fortes, je m'efforcerai d'apprendre comment décrypter ou élaborer des métaphores.

Dans un deuxième temps, qui sera consacré à des exemples tirés de notre patrimoine littéraire, je prendrai des textes ou des bouts de textes (de Racine, Baudelaire, Balzac etc) et Rap (de Booba, de Lino, etc), qui me permettront d'assoir, dans l'esprit des participants, la compréhension relative à la fabrique de la métaphore.

Enfin, dans un troisième temps, j'inviterai les participants à se jeter à l'eau, d'abord en leur demandant de traduire de façon littéraire tel ou tel poème ou chanson de Rap, puis d'effectuer la démarche inverse, à savoir prendre un texte classique et le métaphoriser autant que faire se peut.

Le but de cet atelier sera principalement de transformer chaque participant en Roméo et Juliette.


7 participants minimum* / 10 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance. 

L’écrivain(e) :

Ludovic-hermann Wanda

Graine issue d'une aristocratie camerounaise, quoique né à Paris en 1981, Ludovic- Hermann Wanda a poussé au milieu des HLM, loin des jardins de Versailles et de l'autorité d'un père, entre des tags insouciants, des ascenseurs souvent en panne parfumés d'urine et un solide idéal républicain Black-Blanc-Beurre un peu balafré.


En dépit d'une scolarité plus qu'exemplaire, il quitte les bancs du lycée et, emporté par le tourbillon de la délinquance, atterrit régulièrement sur ceux de la garde à vue. Trop régulièrement, puisque ceux-ci se finiront par se transformer en murs de prison. Il a 20 ans.


C'est là qu'au fond de son trou noir, il aperçoit un rayon lumineux: la lecture. Il s'y accroche. Tellement fort qu'il en fait instantanément une seconde nature. Se découvrant, au passage, de très fortes affinités avec le judaïsme, il entame sa renaissance. Par les mots. Dont il tombe éperdument amoureux. Fort de ce nouveau rapport au monde, il passe des examens. Avec succès. 

Résultat : il se retrouve passionnément assis sur les bancs de la Sorbonne. Où il s'enivre de mathématiques, jusqu'en Master 1 et de philosophie, jusqu'en licence. C'est alors qu'il croit devoir aller poursuivre sa vocation, l'écriture, ailleurs, dans les bras de la bibliothèque de Beaubourg, dans lesquels il élit presque domicile, tant il y passe la majeure partie de son temps. Nous sommes en 2008.

Treize ans plus tard, il est l'auteur de quatre ouvrages, dont deux romans. Le premier, Prisons, paru en 2018, a reçu un prix littéraire, notamment pour sa singularité: il est rédigé en 2 langues françaises : français des banlieues et français des villes. Deux langues pour deux mondes séparés par ce que l'auteur nomme le Mur de Molière.

Aujourd'hui, en plus de son costume d'auteur, il porte, quotidiennement, celui de formateur en maîtrise du langage soutenu, de la conversation non violente et de la diplomatie. 

Son 2ème roman, Balance ta haine, paru en mars 2021, qui s'inscrit dans le prolongement du premier, est une plongée dans la tête d'un Casanova des temps modernes, post-me-too, qui a d'avantage appris l'amour sur Youporn ou dans les textes de gangstarap que dans Fragments d'un discours amoureux ou La Princesse de Clèves...

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