ATELIER

Écrire sur soi : par où commencer ?

02mai- 04juil.
PRIX
  • Forfait 10 séances : 380 € *
  • Paiement en 3 fois : 126 €
COURS
10 séances de 2h
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Mercredi12h00 - 14h00
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

On oublie parfois qu’il a fallu très longtemps pour que s’impose une littérature du moi. Dire «je» relevait de l’obscénité, de l’anti-universel, du contre Dieu. Avec la modernité et la naissance de l’individu, et plus récemment avec la multiplication de la parole personnelle, à travers les blogs et les réseaux sociaux, un certain discrédit a été jeté sur le genre de l’autobiographie, comme si parler de soi, c’était s’exclure d’une compréhension du monde. Peut-on encore parler de soi?

Cet atelier se propose de revenir sur l’histoire d’un genre pour mieux en saisir les nuances, les modes d’expression et l’actualité. Il permettra aussi d’appréhender différentes techniques d’écriture pour concrétiser un projet autobiographique en travaillant différents passages obligés: l’autoportrait, la remémoration d’un souvenir, la révélation d’un secret, l’auto-analyse, la mise en place du pacte autobiographique et sa rupture, le jeu autofictionnel. Mais avant tout, cet atelier cherchera à aider chacun à savoir par où commencer.

8 participants minimum / 15 participants maximum

L’écrivain-enseignant :

Gilles Sebhan

Gilles Sebhan est écrivain et professeur dans un lycée de la région parisienne. En grande partie autobiographiques, ses quatre premiers romans sont, selon René de Ceccatty, « violents et érotiques, assez provocants, mais témoignent d’une vraie réflexion sur la sexualité, sur la criminalité, sur les générations » (Le Monde). En 2006, il publie La Dette (Gallimard), un récit dans lequel il s’interroge sur son père qui a porté l’étoile jaune pendant l’Occupation et a participé à la guerre d’Algérie dans l’armée française. 

Gilles Sebhan écrit également des récits biographiques sur des écrivains. En 2010, il choisit de rendre hommage à l’écrivain Tony Duvert, célébré dans les années 1970 avant de tomber dans le silence et l’isolement (Tony Duvert, l’enfant silencieux, Denoël). Il évoque de nouveau cette figure en 2015 dans un second ouvrage, Retour à Duvert, (Le Dilettante), vivement salué par la critique et sélectionné sur les listes du Renaudot, du Médicis et du Prix Décembre.

En janvier 2018, Gilles Sebhan fait sa première incursion dans le roman noir avec Cirque mort, l’histoire d’un enfant disparu (Le Rouergue / Actes Sud).

Crédit photo : Charles Guislain