ATELIER À DISTANCE

Écrire comme on prend une photo

27avr.- 22juin
PRIX
  • Forfait 8 séances : 380 € *
  • Paiement en 3 fois : 127 €
COURS
8 séances en visioconférence
Participants max : 12
PROGRAMME
    Satkev_qe1o
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Écrire a toujours été pour moi regarder. Regarder à l’extérieur. Les gens. Les paysages. Les objets. Les situations. Et regarder à l’intérieur. Les souvenirs. Les scènes du passé pas rangées. Les sensations qui s’agitent dans un décor donné, sur un chemin, entre quatre murs. C’est comme cela que je crée. Comme beaucoup, je pars d’une image mentale. La différence, c’est que je suis écrivaine mais aussi photographe et que cette image mentale, je la développe instinctivement, techniquement, comme une photo. Je choisis le sujet, l’angle de vue, le cadre, ma distance par rapport à mon personnage. Je règle la lumière, les zones claires et les parts d’ombre, ce que je montre ou ne montre pas, le grain doux ou râpeux, le temps qui se fige ou s’étend. Je guide mon héros selon un mouvement, un déséquilibre, une scénographie inattendue qui va l’emmener à se révéler. Mon regard balaie la scène imaginaire à 360° et je scrute chaque détail, chaque objet, chaque forme, chaque couleur, chaque élan qui pourrait faire sens, contre sens, double sens, dans ma perception de lui. J’interroge alors son corps et j’essaie de comprendre ce qui le meut, ses blessures intimes et ses cicatrices infimes, le dessous des apparences.

Dans cet atelier à la croisée des mots et des images, vous apprendrez à concevoir des photos imaginaires pour enclencher le processus d’écriture. Développer votre œil. Libérer votre plume. Nourrir votre inspiration. Définir votre thème de prédilection. Mettre des mots justes et des histoires, réelles ou inventées, sur vos visions. Élaborer une narration en questionnant le dehors et le dedans. Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L’intime qui se cache derrière la surface des choses comme derrière le papier glacé d’une photo. Au cours des séances, vous écrirez à partir d’images nées dans votre tête, mais aussi de photos réelles et personnelles. A travers différents exercices et avec le renfort de textes de « romanciers visuels », d’écrivains accompagnant leurs textes de photos mais aussi de photographes ajoutant des mots à leurs images, vous expérimenterez une écriture différente. Le vocabulaire de la description et de la sensation. Les techniques de cadrage, de mise en lumière, de rapport au sujet. Vous explorerez toutes ces questions qu’un photographe comme un écrivain se posent avant de traduire par leur œil ou leur plume leur émotion, et aboutirez au bout de huit séances clic clac à un texte inédit. Une dizaine de feuillets, rédigés au fil des heures passées ensemble, qui raconteront un peu de votre visible et de votre invisible.


Concrètement, comment ça marche ?

Chaque lundi, pendant 8 semaines consécutives, Sandrine vous donne rendez-vous sur une visioconférence. Là, Sandrine vous donne une consigne d'écriture liée à son thème. Vous avez une heure pour écrire, depuis chez vous, stylo à la main ou clavier sous les doigts. Sandrine vous retrouve ensuite pour la seconde partie de la visioconférence au cours de laquelle vous avez l'occasion de lire vos textes et recevoir ses retours en direct.


Ce cours est idéal pour vous si : 

  • Vous aimez discuter et échanger librement,
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu ! 


Méthodologie :

  • Cet atelier vous propose de construire une histoire ou une production littéraire courte sur plusieurs séances (nouvelle, fiction courte, etc.)
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits


4 participants minimum* / 12 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.

** La durée des séances telle qu'indiquée ci-dessus est approximative, celle-ci étant fonction du nombre de participants inscrits à l'atelier. 

L’écrivain(e) :

Sandrine Roudeix

Sandrine Roudeix est romancière, photographe pour la presse et scénariste pour la télévision. Née en 1974 dans le sud-ouest de la France, elle a eu plusieurs vies. À peine diplômée d’une école de commerce doublée d’une fac de lettres, elle s’est installée quelques mois au Congo pour écrire une monographie (parue aux éditions du Centre Français du Commerce Extérieur), avant de travailler une dizaine d’années dans l’édition littéraire (chez Gallimard, 10/18 et au Seuil), devenir brièvement journaliste (à Livres Hebdo et au Nouvel Observateur), puis s’épanouir en tant que photographe depuis 2004 (pour le Journal Du Dimanche, Le Point, Le Figaro Magazine, Madame Figaro, L’Équipe…) et en tant que scénariste depuis 2016.

En parallèle, elle a publié une dizaine de livres dont trois romans (« Attendre » chez Flammarion et J’ai Lu sur une naissance non-désirée, « Les Petites Mères » chez Flammarion sur la transmission mère-fille et « Diane dans le miroir » au Mercure de France sur la dernière nuit imaginaire de la photographe américaine Diane Arbus), trois livres de photos (« Le Jardin Secret des Stars » chez Flammarion, « Le Tour de France des Métiers d’Art » à La Martinière, « Réussir, quand le travail et l’enthousiasme soulèvent des montagnes » au Parisien), et a coécrit un téléfilm sociétal pour France 2 (« Moi, Grosse » contre la grossophobie diffusé en mai 2019). Elle travaille aujourd’hui sur un nouveau roman et plusieurs synopsis pour la télévision, tout en poursuivant ses collaborations photographiques avec Madame Figaro et le Figaro Magazine notamment.

Que ce soit avec les mots ou avec les images, elle s’intéresse avant tout aux liens intimes et à l’héritage du passé (particulièrement de la famille) comme marqueurs des personnalités, ainsi qu’aux narrations immobiles et au changement d’angle de vue comme support de compréhension de soi et des autres.


Crédits photo © Alain Delorme