ATELIER À DISTANCE

Oser se lancer : trouver son sujet

06oct.- 08déc.
PRIX
  • Forfait 8 séances : 425 € *
  • Paiement en 3 fois : 142 €
COURS
8 semaines, un exercice par semaine
Participants max : 5
PROGRAMME
    Un exercice chaque mardi du 6 octobre au 8 décembre
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Au cours des ateliers que j’ai animés, nombreux sont les participants à m’avoir faire part de leur peine : « en atelier à l’école des Mots je n’ai aucun mal à écrire mais, une fois chez moi rien ne sort, je ne sais pas sur quoi écrire, quel matériau utiliser pour produire. » La question de trouver son sujet est primordiale : échouer à y répondre, c’est mettre son stylo au chômage. Ce qui serait dommage.

De nombreux auteurs se sont évertués à aborder des genres ou des thématiques qui n’étaient pas pour eux. Henry James s’est essayé au théâtre, sans succès, tandis qu’Agatha Christie, qui ne se sentait pas écrivain a tenu jusqu’à la fin de sa vie à écrire des romans de littérature générale sous un autre nom que le sien. D’autres, tel Joseph Grand dans La Peste, sont bloqués par la recherche d’une perfection littéraire qui les inhibe et, comme le personnage de Camus, cherchent passionnément à « apprendre à s’exprimer ». Sans voir que la question, formelle, du comment masque, la plupart du temps, le problème de fond du quoi. Schopenhauer va droit au but : « La première règle d’un bon style, qui suffit presque à elle seule, c’est d’avoir quelque chose à dire. »

Pour explorer, avec toute la lucidité possible, les thématiques et matériaux qui s’offrent à vous, je vous proposerai une série d’exercices dans la lignée d’Oser se lancer dans l’écriture, session de déblocage que j’anime depuis longtemps. Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir suivi celle-ci pour s’inscrire à celle-là ; mais, dans tous les cas, il s’agit d’oser. Oser 1, c’était pour aborder l’écriture d’une façon moins intimidante, pour se trouver des outils. Oser 2, c’est pour trouver le courage d’écrire. Si pour vous écrire ne nécessite pas du courage, cet atelier n’est peut-être pas pour vous. Courage d’écrire avec ses hontes (Cioran), d’écrire vrai (Hemingway), courage en somme de l’honnêteté, et même si on écrit loin de soi (Céline). Nous travaillerons l’idée directrice, la distance par rapport au texte, le décalage et la transformation ; nous jouerons au jeu des Confessions (le confessions game d’outre-Manche qui a inspiré Proust pour son questionnaire) ; nous aborderons l’invention et l’autofiction. Je tâcherai de vous faire prendre conscience de la véracité de cette assertion de Virginia Woolf :  « Si hommes et femmes doivent écrire, il leur faut laisser en paix les grands mystères de l’art et de la littérature ; pour peu qu’ils nous parlent sincèrement non pas des livres que nous pouvons tous lire, ni des tableaux que nous avons tous sous les yeux, mais de ce livre unique dont ils sont les seuls à posséder la clef et de ce tableau singulier qui ne se dévoile qu’à un seul regard – pour peu qu’ils écrivent dessus, ces écrits auront une valeur pérenne. » En d’autres termes, la question n’est pas de savoir si ce que vous écrivez est susceptible d’intéresser autrui, la question est d’écrire ce qui vous passionne, ce qui vous est nécessaire, à vous.

Quelques précisions, pour terminer : je continuerai d’appliquer le principe selon lequel vous n’êtes jamais obligé de lire ; je ne me soucierai pas de savoir si ce que vous produisez en atelier est, ou n’est pas le fruit de votre imagination ; enfin, il sera préférable, encore que ça n’est pas obligé, d’arriver avec quelques textes de votre cru. 


Un atelier à distance, comment ça marche ?

C’est simple : chaque mardi, vous recevez dans votre boite email un exercice d’écriture proposé par Sonia autour du thème qu’elle a choisi. L’exercice, portant sur la prose et la narration, est à faire chez soi. Il s’agit donc d’un atelier où l’on écrit quand on veut, dans le train, tard la nuit, tôt le matin… mais en solitaire.

Le mardi suivant, vous envoyez votre texte et Sonia vous fait un retour personnalisé sur les points forts et les points faibles du texte, en vous donnant des conseils pour la suite. L’idée étant bien sûr de progresser… 

Par ailleurs, à travers une adresse dédiée liée, vous avez la liberté de partager vos textes avec les autres participants de l'atelier, lire les leurs, et rejoindre ainsi la petite communauté des «élèves» de Sonia.


Que dois-je encore avoir à l'esprit ?

Le lundi 5 octobre à 18h (heure de Paris), Sonia donne rendez-vous à tous ses participants pour une rencontre, à distance, derrière l'écran, au cours de laquelle elle présentera en quelques mots sa thématique. Ce sera aussi l'occasion de répondre à vos questions et de faire connaissance. Vous recevrez toutes les infos pratiques suite à votre inscription.

Participer à un atelier à distance, c’est également intégrer la communauté Les Mots. Nous serons ravis de vous accueillir au 4 rue Dante, dans le 5ème arrondissement, si vous passez à Paris.


Ce cours est idéal pour vous si :

  • Vous vous lancez dans l'écriture ou ressentez le besoin de vous "débloquer" !
  • Vous cherchez une approche structurante avec des notions théoriques qui vont vous apporter un cadre.


Méthodologie :

  • Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s'entrainer et découvrir ! 
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits.

L’écrivain(e) :

Sonia Feertchak

Née en 1974, Sonia Feertchak s’est consacrée à l’écriture à plein temps en 2002 suite à la publication de L’Encyclo des filles (Plon puis Gründ), un long-seller destiné aux adolescentes et illustré par Catel Muller, actualisé chaque année jusqu’à 2017 et traduit dans une dizaine de pays. Depuis elle interroge la place des femmes, et le féminin « là où ça tiraille ». Elle a ainsi publié un roman, Popote (Plon, 2004), un Manuel d’autodéfense féministe (Plon, 2007) et deux essais, Ma fille, conseils aux mères d’ados (Plon, 2010) et Les femmes s’emmerdent au lit. Le désir à l’épreuve du féminisme et de la pornographie (Albin Michel, 2015). Sonia est également auteure de nouvelles pour la jeunesse et, en tant qu’éditrice, elle a créé, chez Plon, la collection des Encyclos. Elle collabore régulièrement aux Hors-Série de Philosophie Magazine. 


À propos des Mots : « Assurément il se passe quelque chose aux Mots ; c’est tout bête mais je crois qu’on s’y sent vivant. »