ATELIER

Comment écrire une histoire en jouant avec les règles ?

30oct.- 27nov.
PRIX
  • Forfait 5 séances : 240 € *
  • Paiement en 2 fois : 120 €
COURS
5 séances de 2h
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Lundi30 oct.18h30 - 21h30
  • Lundi06 nov.18h30 - 20h30
  • Lundi13 nov.18h30 - 20h30
  • Lundi20 nov.18h30 - 21h30
  • Lundi27 nov.18h30 - 20h30
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Les règles, les limitations, le cadre que l’on se fixe, sont ce qui permet à l’histoire d’avancer. En même temps, on peut jouer avec cette notion de cadre, et c'est ce "jeu" lui-même qui séance après séance permettra à l'histoire d'advenir, petit à petit, à tâtons ! 

JEUX littéraires comme le cut-up, les cadavres exquis, mais aussi JEU avec les attentes du lecteur. Écrire, c’est écrire pour être lu, écrire pour quelqu’un, même si ce quelqu’un est fictif. Ainsi, même si cela n’apparaît pas dans le dispositif du livre, il y a toujours un dialogue, un JEU avec le lecteur, et du JEU entre ce qui est écrit et ce qui est lu. 

Comme le dit Jeffrey Eugenides : « Je conseille à mes étudiants de faire comme s’ils écrivaient leur toute meilleure lettre au plus intelligent de leurs amis. Comme ça, il n’y a pas de nivellement par le bas. On n’expliquera pas ce qui n’a pas besoin de l’être. On suppose ainsi l’intimité et des raccourcis naturels, ce qui est très souhaitable car le lecteur est intelligent et n’a pas envie qu’on le traite avec condescendance. Je pense au lecteur. Je me soucie du lecteur. Pas du « public ». Pas du « lectorat ». Juste le lecteur. » 

Supposer un lecteur intelligent, c’est supposer un partenaire de JEU capable de renvoyer la balle, un alter ego. L’auteur lui-même se doit donc de mettre la barre haut en termes de perspicacité et d’esprit d’analyse : être capable de déconstruire – comprendre – reconstruire. Ou du moins d’honnêteté avec soi-même. Savoir où on se place et d’où on écrit. 

Se prendre au JEU, c’est prendre un risque, donner de soi, cela implique une certaine générosité.

Donner de soi, c’est avoir quelque chose à dire, un propos. Mais le roman n’est pas le lieu d’un discours univoque, d’une propagande, et ne vise bien évidemment pas à être didactique, ni à donner des réponses, mais plutôt à poser des questions. La construction du propos se fait plus sur le modèle du dialogue philosophique ou du conte de fée (confrontation de voix / confrontation d’archétypes), à la fois dans le dit et le non-dit, à travers les dialogues, para-texte et péri-texte, entre les lignes, dans les blancs et les marges. 

Ce sont toutes ces questions que nous aborderons au fil des 5 séances, pour faire naître, chacun à sa façon, une histoire qui nous ressemble.

12 heures d'ateliers réparties sur 5 séances.

8 participants minimum / 15 participants maximum.

L’écrivain-enseignant :

Alizé Meurisse

Alizé Meurisse est une écrivaine, artiste peintre et photographe française, née le 3 mars 1986. Elle a été sélectionnée pour le prix de Flore en 2007 pour son premier roman Pâle Sang bleu. Son deuxième roman, Roman à Clefs, est paru début 2010. Son roman Neverdays est sorti en août 2013. Son quatrième roman, Ataraxia, paraît le 4 janvier 2017 aux éditions Léo Scheer.