ATELIER À DISTANCE

Écrire son roman familial

06mai- 08juil.
PRIX
  • Forfait 10 séances : 450 € *
  • Paiement en 3 fois : 150 €
COURS
10 séances en visioconférence
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Mercredi06 mai12h00 - 14h30
  • Mercredi13 mai12h00 - 14h30
  • Mercredi20 mai12h00 - 14h30
  • Mercredi27 mai12h00 - 14h30
  • Mercredi03 juin12h00 - 14h30
  • Mercredi10 juin12h00 - 14h30
  • Mercredi17 juin12h00 - 14h30
  • Mercredi24 juin12h00 - 14h30
  • Mercredi01 juil.12h00 - 14h30
  • Mercredi08 juil.18h00 - 20h30
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Je suis comme vous. Lorsque j’étais enfant, je me suis inventé un roman familial. Sans forcément en avoir conscience, je me suis raconté des histoires sur ma filiation. De mon imagination, j’ai rempli les creux et les bosses, mes espoirs et mes frustrations. Lorsque je suis devenue écrivaine, j’ai continué. J’ai questionné ma relation à mes parents et plus particulièrement à ma mère, héroïne courageuse de mes deux premiers romans. J’ai revisité ma naissance mais aussi l’héritage de mes aïeules, abandonnées, enceintes, par leur homme sur quatre générations. Freud explique qu’on s’est tous imaginé avoir été adoptés ou non-désirés, préférés ou oubliés, encouragés ou rejetés. Enfant ou adolescent, dans l’ordre ou le désordre, on a idéalisé notre père. On en a voulu à notre mère. On a jalousé notre sœur. On a adoré notre frère. Mais là où Freud fait du roman familial une étape œdipienne inévitable, l’écrivain en fait, lui, un enjeu de vérité. Un sujet d’écriture intime, parfois thérapeutique, permettant d’explorer son identité et le lien noué dénoué arraché qu’il entretient avec ses parents. Une réflexion aiguisée par le besoin d’interroger, d’extérioriser, de comprendre, de magnifier, de cautériser ou de transmettre, que ce soit à ses proches ou à une ronde plus large. C’est le regard de nos ascendants qui nous façonne mais c’est le regard qu’on porte sur eux, redessiné à l’ombre de nos blessures, de nos souvenirs et de nos ressentis, qui nous fonde. Et inspire bon nombre d’écrivains de Lionel Duroy à Annie Ernaux, en passant par Jean-Paul Dubois, Marguerite Duras, Georges Pérec ou encore François Mauriac.

Dans cet atelier, vous écrirez à partir de vous, mais aussi et surtout de votre histoire familiale : votre naissance, le passé de vos parents voire de vos grands-parents, les maisons dans lesquelles vous avez grandi, vos frères et vos sœurs, vos familles de chair ou d’affection, vos avants et vos après... Pour cela, vous définirez votre sujet. À travers différents exercices, sens dessus dessous, vous apprendrez à exprimer ce qui vous tisse. Choisir entre l’autobiographie et la distanciation, la personne et le personnage, le je et le jeu. Convoquer vos souvenirs et vos secrets de famille. Gérer le passé et le présent. Doser les actions et les émotions, l’extériorité et l’intériorité, le monologue et le dialogue, le visible et l’invisible. Vous explorerez votre légende personnelle et aboutirez à un texte d’une dizaine de feuillets qui vous racontera un peu beaucoup passionnément !


Concrètement, comment ça marche ?

Chaque mercredi, pendant 10 semaines consécutives, Sandrine vous donne rendez-vous pour une visioconférence. Là, elle vous donne une consigne d'écriture liée à son thème. Vous avez alors une heure pour écrire, depuis chez vous, stylo à la main ou clavier sous les doigts. Sandrine vous retrouve ensuite pour la seconde partie de la visioconférence au cours de laquelle vous avez l'occasion de lire vos textes et recevoir ses retours en direct.


Ce cours est idéal pour vous si : 

  • Vous aimez discuter et échanger librement,
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu ! 


Méthodologie :

  • Cet atelier vous propose de construire une histoire ou une production littéraire courte sur plusieurs séances (nouvelle, fiction courte, etc.)
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits


5 participants minimum* / 12 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.

** La durée des séances telle qu'indiquée ci-dessus est approximative, celle-ci étant fonction du nombre de participants inscrits à l'atelier.

L’écrivain(e) :

Sandrine Roudeix

Sandrine Roudeix est romancière, photographe pour la presse et scénariste pour la télévision. Née en 1974 dans le sud-ouest de la France, elle a eu plusieurs vies. À peine diplômée d’une école de commerce doublée d’une fac de lettres, elle s’est installée quelques mois au Congo pour écrire une monographie (parue aux éditions du Centre Français du Commerce Extérieur), avant de travailler une dizaine d’années dans l’édition littéraire (chez Gallimard, 10/18 et au Seuil), devenir brièvement journaliste (à Livres Hebdo et au Nouvel Observateur), puis s’épanouir en tant que photographe depuis 2004 (pour le Journal Du Dimanche, Le Point, Le Figaro Magazine, Madame Figaro, L’Équipe…) et en tant que scénariste depuis 2016.

En parallèle, elle a publié une dizaine de livres dont trois romans (« Attendre » chez Flammarion et J’ai Lu sur une naissance non-désirée, « Les Petites Mères » chez Flammarion sur la transmission mère-fille et « Diane dans le miroir » au Mercure de France sur la dernière nuit imaginaire de la photographe américaine Diane Arbus), trois livres de photos (« Le Jardin Secret des Stars » chez Flammarion, « Le Tour de France des Métiers d’Art » à La Martinière, « Réussir, quand le travail et l’enthousiasme soulèvent des montagnes » au Parisien), et a coécrit un téléfilm sociétal pour France 2 (« Moi, Grosse » contre la grossophobie diffusé en mai 2019). Elle travaille aujourd’hui sur un nouveau roman et plusieurs synopsis pour la télévision, tout en poursuivant ses collaborations photographiques avec Madame Figaro et le Figaro Magazine notamment.

Que ce soit avec les mots ou avec les images, elle s’intéresse avant tout aux liens intimes et à l’héritage du passé (particulièrement de la famille) comme marqueurs des personnalités, ainsi qu’aux narrations immobiles et au changement d’angle de vue comme support de compréhension de soi et des autres.


Crédits photo © Alain Delorme