STAGE

La voix off au cinéma

13juil.- 17juil.
PRIX
  • Prix : 280 €*
  • Paiement en 2 fois : 140 €
COURS
5 séances de 2h30
Participants max : 10
PROGRAMME
  • Lundi13 juil.18h45 - 21h15
  • Mardi14 juil.18h45 - 21h15
  • Mercredi15 juil.18h45 - 21h15
  • Jeudi16 juil.18h45 - 21h15
  • Vendredi17 juil.18h45 - 21h15
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

La voix off est souvent mal considérée dans les films de fiction : on a coutume de critiquer sa surprésence, sa gratuité, son bavardage. C'est pourtant oublier à quel point elle était importante dans des films plus marginaux, plus expérimentaux qui ont servi de laboratoire à la fiction : ceux de Chris Marker, de Jean-Daniel Pollet, d'Alain Resnais ou de Jean-Luc Godard jusqu'à Marguerite Duras. Celle-ci a d'ailleurs dit : « Le cinéma en général arrête le texte, frappe de mort sa descendance : l’imaginaire. C’est là sa vertu même : de fermer. D’arrêter l’imaginaire. »

L'enjeu de cet atelier est de retrouver les origines modernes et poétiques de la voix off, lorsque sa fonction n'est pas de redoubler ce qu'on voit par ce qui se dit mais au contraire de chercher le plus grand écart entre la parole et l'image, voire entre le sonore et le visuel, pour transformer le sens de l'image.

Nous expérimenterons le pouvoir de la voix off et partirons à la recherche de l’imaginaire qui naît du texte.

Dans cet atelier, je vous propose d’amener des photos, des images les plus variées possible, des cartes postales, des photos de films, des photos publiées dans la presse, des photos personnelles etc. Il faut que ces images signifient quelque chose pour vous, qu’elles vous touchent, car c’est à partir d’elles que vous devrez écrire une voix off qui racontera une histoire ou pas, mais qui résonnera avec les images d’une manière inédite.

Écrire une voix off, c’est aussi entendre une voix, son timbre, sa musicalité et choisir une façon de lire, neutre ou expressive. On pourra se poser la question de comment choisir une voix et comment lire un texte en voix off. 

Pour que celles et ceux qui souhaitent voir comment la voix off qu’ils auront écrite, entre en relation avec leurs images, je propose de filmer les images et d’enregistrer la voix off avec un matériel simple, une petite caméra équipée d’un micro. Nous pourrons ainsi découvrir l’aboutissement de votre travail créatif.


Ce cours est idéal pour vous si :

  • Vous aimez discuter et échanger librement, plus que les grands principes théoriques !
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu.


Méthodologie :

  • Cet atelier vous propose de construire une histoire ou une production littéraire courte sur plusieurs séances.  
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits


7 participants minimum / 10 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.   

L’écrivain(e) :

Laurence Ferreira Barbosa

Après des études de cinéma à Paris VIII, Laurence Ferreira Barbosa réalise, grâce au GREC (Groupement de Recherche et d'Essais Cinématographiques), son premier court métrage Paris - Ficelle, primé à Belfort. Suivront deux autres courts tout aussi remarqués, Adèle Frelon est-elle là ?, Grand Prix à Clermont-Ferrand puis Sur les talus, nommé au César. 

En 1993, Laurence Ferreira Barbosa réalise son premier long métrage, Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, portrait émouvant et drôle d'une jeune femme dépressive qui se retrouve en hôpital psychiatrique. La cinéaste est ensuite choisie par Arte pour tourner un des volets de la collection Tous les garçons et les filles de leur âge

Laurence Ferreira Barbosa a également réalisé plusieurs longs métrages, J’ai horreur de l’amour avec Jeanne Balibar, La vie moderne avec Isabelle Huppert, Ordo avec Roschdy Zem et Soit je meurs, soit je vais mieux avec François Civil.

Elle a également co-écrit L’ennui, Roberto Zucco et Feux rouges de Cédric Kahn ainsi que Volta à terra de Joao Pedro Placido.

En 2017, elle revient à la réalisation avec le film Tous les rêves du monde, mettant en scène avec sensibilité la quête identitaire d’une jeune franco-portugaise.