ATELIER

S’initier à la narration du réel

24jan.- 27mar.
PRIX
  • Forfait 8 séances : 380 € *
  • Paiement en 3 fois : 127 €
COURS
8 séances de 2h30
Participants max : 15
PROGRAMME
  • Vendredi24 jan.18h15 - 20h45
  • Vendredi31 jan.18h15 - 20h45
  • Vendredi07 fév.18h15 - 20h45
  • Vendredi28 fév.18h15 - 20h45
  • Vendredi06 mar.18h15 - 20h45
  • Vendredi13 mar.18h15 - 20h45
  • Vendredi20 mar.18h15 - 20h45
  • Vendredi27 mar.18h15 - 20h45
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Je propose de vous initier à ce que les Américains appellent la narrative non-fiction. Ou comment raconter la réalité, un fait divers, une histoire de vie, une trajectoire personnelle, c'est-à-dire un ensemble d’éléments factuels avec les outils de la narration romanesque. Comment romancer la réalité sans tomber dans la fiction ? Comment donner un souffle romanesque à un événement de la vie quotidienne (qu'il concerne la famille, le travail, le couple...) ? Comment décrire les sentiments, les émotions, les tourments intérieurs d'une personne qui existe vraiment ? Qui pourrait être un proche ? Comment donner de la chair et de l'âme à des tranches de vie sans tomber dans l'objectivité journalistique ou la description morne et clinique ? Autant de questions que j'aborde dans cet atelier de non-fiction créative, à mi-chemin entre le documentaire, le reportage et le roman. Ce genre littéraire est très présent aux États-Unis et s'implante timidement en France. Blaise Cendrars, l'un des pionniers français du genre avait l'habitude de dire : « J'aime le réel quand il est transfiguré avec une attention particulière ». À travers des séquences d'écriture comme travailler sur un fait divers en substituant la troisième personne objective un je plus subjectif, raconter un moment particulier de sa semaine avec une perspective romanesque, écrire le portrait d'un homme, d'une femme, d'un lieu que l'on connait bien, et réfléchir ensemble sur les frontières poreuses entre la fiction et le réel.


Ce cours est idéal pour vous si :

  • - Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu ! 


Méthodologie :

  • - Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s'entrainer et découvrir !
  • - Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête (sauf si vous en avez une qui vous tient particulièrement à cœur) ou des éléments narratifs déjà construits.


8 participants minimum* / 15 participants maximum

*L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.  


Séance "Découverte" :

Nous proposons une séance d'atelier "Découverte" le vendredi 20 décembre, de 18h30 à 20h30, pour permettre aux indécis de tester l'atelier avant de s'engager. Si vous souhaitez y participer, pensez à vous inscrire sur ce lien !

L’écrivain(e) :

Karim Madani

Né et élevé dans le Paris populaire dans les années 1970, Karim Madani baigne depuis son plus jeune âge dans l’amour du cinéma, de comics, de jazz, de soul music, de funk et de bandes originales de films. Il découvre la littérature dans une bibliothèque de quartier à Paris et fait son premier tour du monde avec une simple carte de lecteur, dévorant tout ce qu’il lui tombe sous la main, lui qui n’a jamais vu un livre à la maison. Fils d’ouvrier autodidacte, il commence à écrire des petits textes de slam et faits la tournée des scènes alternatives parisiennes avant de devenir journaliste freelance pour de prestigieuses revues spécialisées dans les cultures urbaines. Comme romancier, il continue son exploration de la ville: un thriller urbain chez Gallimard, Le jour du fléau, dans la prestigieuse Série Noire, et un autre,  Casher Nostra au Seuil, ainsi que les Damnés du bitume chez Belfond, dans lequel il s’inspire de deux voyages dans les quartiers mexicains de LA pour écrire une fiction. On pourrait aussi mentionner la biographie du rappeur La fouine chez Flammarion , la première biographie de Spike Lee en français (mai 2015, seuil/Don Quichotte) et un essai sur Kanye West, toujours chez Don Quichotte. Il est également l’un des auteurs phares de la collection Sarbacane (pour jeunes adultes) avec deux romans : Hip Hop connexion (2007), et le Journal de Clara Muller (2012, et qui vient d’être adapté au théâtre). Il s’intéresse de près à la « créative non-fiction » et vient de sortir une enquête littéraire, Jewish Gangsta, aux editions Marchialy, résultat d’une enquête journalistique dans un ghetto de Brooklyn. Son dernier roman, Animal Boy, au serpent à plumes, raconte la descente aux enfers d’un faux survivant du Bataclan.

Ses projets : Le scénario d’une bande dessinée Black Out avec un dessinateur américain, Lucio Zagio « Pur produit de Paris », Karim Madani tenté un temps par le crime, mais sauvé par la rime et les livres, dédie sa vie à l’écriture. N’ignore pas que Dieu se cache dans le détail, et que le diable se planque souvent derrière une bonne punchline… »