ATELIER À DISTANCE

Écrire comme on prend une photo

14oct.- 16déc.
PRIX
  • Forfait 8 séances : 425 € *
  • Paiement en 3 fois : 142 €
COURS
8 séances en visioconférence
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Mercredi14 oct.12h30 - 15h00
  • Mercredi04 nov.12h30 - 15h00
  • Mercredi11 nov.12h30 - 15h00
  • Mercredi18 nov.12h30 - 15h00
  • Mercredi25 nov.12h30 - 15h00
  • Mercredi02 déc.12h30 - 15h00
  • Mercredi09 déc.12h30 - 15h00
  • Mercredi16 déc.12h30 - 15h00

PRÉSENTATION




Écrire a toujours été pour moi regarder. Regarder à l’extérieur. Les gens. Les paysages. Les objets. Les situations. Et regarder à l’intérieur. Les souvenirs. Les scènes du passé pas rangées. Les sensations qui affleurent dans un décor donné, sur un chemin, entre quatre murs. C’est comme cela que je crée. Comme beaucoup, je pars d’une image mentale. La différence, c’est que je suis écrivaine mais aussi photographe et que cette image mentale, je la développe instinctivement, techniquement, comme une photo. Avec mes cinq sens, comme si j’étais sur place, je choisis mon modèle, mon angle de vue, mon cadre, ma position. Je règle la lumière, les zones claires et les parts d’ombre, ce que je montre ou ne montre pas, le temps qui se fige ou s’étend. Je guide mon sujet selon un mouvement, un déséquilibre, une scénographie inattendue qui va l’emmener à se révéler. Avec mon œil mais donc aussi toute ma sensorialité, mon oreille, mon nez, ma bouche, ma main, j’explore la scène à 360° et en scrute chaque détail, chaque impression, chaque forme, chaque couleur, chaque élan qui pourrait faire sens, contre sens, double sens. J’interroge alors mon personnage et j’essaie de comprendre ce qui le va le mettre en action, ses blessures et ses cicatrices, le dessous des apparences.

Dans cet atelier, vous apprendrez à concevoir des photos imaginaires pour raconter une histoire. Écrire avec votre œil mais aussi vos quatre autres sens. Définir votre thème de réflexion. Mettre des mots justes et des histoires, réelles ou inventées, sur vos visions. Élaborer une narration en questionnant le dehors et le dedans. Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Le réel et la digression. L’intime qui se cache derrière une situation comme derrière le papier glacé d’une photo. Au cours des séances, vous écrirez à partir d’images nées dans votre tête, mais aussi de photos personnelles ou découpées dans des magazines pour nourrir votre inspiration. À travers différents exercices, vous expérimenterez une écriture différente et visuelle. Le vocabulaire de la description et des sensations. Vous explorerez toutes ces questions qu’un photographe comme un écrivain se posent avant de traduire par leur œil ou leur plume leurs émotions. Vous aboutirez à un texte inédit : une dizaine de feuillets, rédigés au fil des heures passées ensemble, qui raconteront un peu de votre visible et de votre invisible.


Concrètement, comment ça marche ?

Chaque mercredi, Sandrine vous donne rendez-vous à 12h30 à une visioconférence pour vous présenter la consigne d'écriture du jour. Vous avez ensuite un temps donné pour écrire depuis chez vous, stylo à la main ou clavier sous les doigts. Sandrine vous retrouve ensuite pour la seconde partie de la visioconférence au cours de laquelle vous avez l'occasion de lire vos textes et recevoir ses retours en direct.


Ce cours est idéal pour vous si : 

  • Vous aimez discuter et échanger librement,
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l'inattendu ! 


Méthodologie :

  • Cet atelier vous propose de construire une histoire ou une production littéraire courte sur plusieurs séances (nouvelle, fiction courte, etc.)
  • Cet atelier ne requiert pas d'arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits


7 participants minimum* / 12 participants maximum

* L'atelier est assuré pour autant que ce minimum soit atteint. À défaut, vous seriez prévenu une semaine avant la première séance.

L’écrivain(e) :

Sandrine Roudeix

Sandrine Roudeix est romancière, photographe pour la presse et scénariste pour la télévision. Née en 1974 dans le sud-ouest de la France, elle a eu plusieurs vies. À peine diplômée d’une école de commerce doublée d’une fac de lettres, elle s’est installée quelques mois au Congo pour écrire une monographie (parue aux éditions du Centre Français du Commerce Extérieur), avant de travailler une dizaine d’années dans l’édition littéraire (chez Gallimard, 10/18 et au Seuil), devenir brièvement journaliste (à Livres Hebdo et au Nouvel Observateur), puis s’épanouir en tant que photographe depuis 2004 (pour le Journal Du Dimanche, Le Point, Le Figaro Magazine, Madame Figaro, L’Équipe…) et en tant que scénariste depuis 2016.

En parallèle, elle a publié une dizaine de livres dont trois romans (« Attendre » chez Flammarion et J’ai Lu sur une naissance non-désirée, « Les Petites Mères » chez Flammarion sur la transmission mère-fille et « Diane dans le miroir » au Mercure de France sur la dernière nuit imaginaire de la photographe américaine Diane Arbus), trois livres de photos (« Le Jardin Secret des Stars » chez Flammarion, « Le Tour de France des Métiers d’Art » à La Martinière, « Réussir, quand le travail et l’enthousiasme soulèvent des montagnes » au Parisien), et a coécrit un téléfilm sociétal pour France 2 (« Moi, Grosse » contre la grossophobie diffusé en mai 2019). Elle travaille aujourd’hui sur un nouveau roman et plusieurs synopsis pour la télévision, tout en poursuivant ses collaborations photographiques avec Madame Figaro et le Figaro Magazine notamment.

Que ce soit avec les mots ou avec les images, elle s’intéresse avant tout aux liens intimes et à l’héritage du passé (particulièrement de la famille) comme marqueurs des personnalités, ainsi qu’aux narrations immobiles et au changement d’angle de vue comme support de compréhension de soi et des autres.


Crédits photo © Alain Delorme